polyarthrite

Comprendre la polyarthrite : causes, diagnostic et traitement 

polyarthrite

La polyarthrite est une affection caractérisée par une inflammation de plusieurs articulations (cinq ou plus), entraînant des douleurs, des gonflements et des raideurs. Elle peut avoir un impact significatif sur la mobilité et la qualité de vie. 

Cet article explore les causes, les approches diagnostiques et les options de traitement de la polyarthrite. 

Qu’est-ce que la polyarthrite ? 

La polyarthrite implique une inflammation de plusieurs articulations, ce qui la distingue de la monoarthrite (une seule articulation) ou de l’oligoarthrite (2 à 4 articulations). 

Elle est souvent le symptôme d’une affection systémique sous-jacente plutôt qu’une maladie à part entière. 

Les symptômes comprennent des douleurs articulaires, un gonflement, une sensation de chaleur et une réduction de l’amplitude des mouvements, qui peuvent s’aggraver avec l’activité ou le repos, selon la cause. 

Causes de la polyarthrite 

La polyarthrite peut résulter de diverses affections, classées en grandes catégories : auto-immunes, infectieuses, métaboliques et autres. 

Maladies auto-immunes 

Les troubles auto-immuns sont l’une des principales causes de la polyarthrite. Le système immunitaire attaque par erreur les tissus articulaires, provoquant une inflammation. Les affections courantes comprennent :

  • La polyarthrite rhumatoïde (PR) : affection chronique qui touche la synoviale et entraîne une inflammation symétrique des articulations.
  • Le lupus érythémateux disséminé (LED) : affecte plusieurs organes, y compris les articulations, provoquant une inflammation généralisée.
  • L’arthrite psoriasique : liée au psoriasis, elle provoque des douleurs articulaires et des lésions cutanées.

Causes infectieuses 

Les infections peuvent déclencher une polyarthrite, soit directement, soit par le biais de réponses immunitaires :

  • Infections virales : l’hépatite C, le parvovirus B19 ou le chikungunya peuvent provoquer une polyarthrite transitoire.
  • Infections bactériennes : la maladie de Lyme ou les infections streptococciques peuvent entraîner une arthrite réactive.
  • Arthrite post-infectieuse : survient après des infections telles que la fièvre rhumatismale.

Causes métaboliques et induites par des cristaux 

Les troubles métaboliques peuvent entraîner le dépôt de cristaux dans les articulations, provoquant une inflammation :

  • Goutte : les cristaux d’acide urique provoquent des douleurs articulaires soudaines et intenses.
  • Dépôt de pyrophosphate de calcium (CPPD) : la pseudogoutte résulte de l’accumulation de cristaux de calcium.

Autres causes

  • Arthrose : bien qu’elle soit généralement moins inflammatoire, les cas graves peuvent ressembler à une polyarthrite.
  • Sarcoïdose : une maladie rare provoquant des granulomes dans les articulations et d’autres tissus.
  • Médicaments ou tumeurs malignes : certains médicaments ou cancers (par exemple, la leucémie) peuvent déclencher des symptômes polyarthritiques.

Diagnostic de la polyarthrite 

Un diagnostic précis est essentiel pour identifier la cause sous-jacente et adapter le traitement. Le processus de diagnostic comporte plusieurs étapes. 

Évaluation clinique 

Un examen médical approfondi et un examen physique constituent les premières étapes :

Évaluation des symptômes : les médecins évaluent le nombre d’articulations touchées, la symétrie et les symptômes associés (par exemple, fièvre, éruption cutanée).

Antécédents médicaux : les antécédents familiaux, les infections récentes ou les comorbidités orientent le diagnostic.

Tests de laboratoire 

Les analyses sanguines aident à identifier la cause :

  • Marqueurs auto-immuns : le facteur rhumatoïde (FR), les anticorps anti-peptides cycliques citrullinés (anti-CCP) et les anticorps antinucléaires (ANA) permettent de détecter la PR ou le LED.
  • Marqueurs inflammatoires : la vitesse de sédimentation globulaire (VSG) et la protéine C-réactive (CRP) indiquent les niveaux d’inflammation.
  • Dépistage des infections : les tests de dépistage de la maladie de Lyme, de l’hépatite ou d’autres agents pathogènes permettent d’exclure les causes infectieuses.

Examens d’imagerie 

L’imagerie confirme les lésions articulaires et l’inflammation :

  • Radiographies : elles permettent de détecter l’érosion osseuse ou le rétrécissement de l’espace articulaire.
  • Échographie/IRM : elles permettent de visualiser l’inflammation des tissus mous ou une synovite précoce.

Traitement de la polyarthrite 

Le traitement vise principalement à soulager les symptômes, réduire l’inflammation et traiter la cause sous-jacente. 

Les options varient en fonction du diagnostic. 

Médicaments

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : l’ibuprofène ou le naproxène soulagent la douleur et réduisent l’inflammation.
  • Corticostéroïdes : la prednisone contrôle l’inflammation sévère dans les maladies auto-immunes.
  • Antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM) : le méthotrexate ou les produits biologiques (par exemple, l’adalimumab) ralentissent la progression de la maladie dans la PR ou le LED.
  • Antibiotiques ou antiviraux : traitent les infections sous-jacentes.
  • Médicaments réduisant le taux d’acide urique : l’allopurinol pour la prise en charge de la goutte.

Interventions physiques et liées au mode de vie

  • Physiothérapie : améliore la mobilité et la force des articulations.
  • Changements liés au mode de vie : la gestion du poids, une alimentation équilibrée et des exercices à faible impact réduisent le stress articulaire.
  • Aides techniques : les attelles ou les orthèses soutiennent les articulations touchées.

Options chirurgicales 

Dans les cas graves de lésions articulaires, les options comprennent :

  • Remplacement articulaire : pour les articulations irréparables (par exemple, les hanches ou les genoux).
  • Synovectomie : ablation de la membrane synoviale enflammée.

Pronostic et prise en charge 

Le pronostic de la polyarthrite dépend de sa cause. 

Un diagnostic et un traitement précoces peuvent prévenir les lésions articulaires et améliorer la qualité de vie. 

Des suivis réguliers chez un rhumatologue, l’observance du traitement et des ajustements du mode de vie sont essentiels pour gérer efficacement les symptômes. 

La polyarthrite est complexe, mais avec un diagnostic approprié et un plan de traitement personnalisé, de nombreux patients obtiennent un soulagement significatif des symptômes et conservent leur mobilité fonctionnelle. 

Consultez toujours un professionnel de santé pour obtenir des conseils personnalisés.

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